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Les règles et principes spécifiques
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Les règles et principes spécifiques

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Les chapitres de cette section concernent plus spécifiquement certains aspects de l’intégrité scientifique en général mais aussi plus particulièrement dans les domaines des recherches ayant des implications en santé.

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Publié le 13/05/2022 - Mis à jour le 22/04/2024

Les règles et principes spécifiques

Les relations entre professionnels dans la recherche

La courtoisie s’impose en toutes circonstances et en particulier en cas de conflit entre les professionnels.

Honnêteté, transparence, fiabilité, bienveillance et respect sont les éléments clés des bonnes conduites entre professionnels.

En dehors de situations extrêmes, telles que des suspicions de falsification de données ou des situations de harcèlement, les intéressés parlent entre eux de leurs conflits ou désaccords et recherchent une conciliation avant de faire appel aux instances institutionnelles chargées de la déontologie, de l’intégrité scientifique et de l’éthique ou au médiateur de l’université.

Les ressources attribuées à un projet sont utilisées de manière honnête et transparente entre les professionnels impliqués.

Les liens hiérarchiques ne sont pas utilisés pour léser les moins gradés.

Les partenaires professionnels conviennent, idéalement par écrit, des contributions et des responsabilités individuelles attachées aux recherches durant leurs phases de conception, de réalisation, d’analyse, de publication et de valorisation.

Une liste prévisionnelle des signataires du ou des articles dérivés des recherches est établie a priori au moment de l’écriture des projets, notamment pour les positions clé des 3 premiers et 2 derniers auteurs. Cette liste est respectée si les engagements des individus qui la composent ont été respectés. Elle doit être modifiée dans le cas contraire. Elle est conforme aux recommandations de l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE).

Les relations avec les financeurs

La recherche de financements est au cœur des préoccupations des chercheurs. Ces financements peuvent être publics et/ou privés.

Les principes suivants doivent être respectés vis-à-vis des financements privés :

Les produits de santé sont cités en dénomination commune internationale sans relayer les messages du marketing et ce quel que soit le support (écrit, oral, en ligne).

La réglementation concernant les « cadeaux » et les conventions des industriels est respectée.

La gestion des financements publics est faite conformément aux règles de l’institution publique.

Le plagiat

Un plagiat existe notamment dans les cas suivants :

L’indication de la source doit être explicite et, si approprié, doit permettre d’y accéder (a minima en amont d’un mot de passe).

La reproduction in extenso d’une source doit être faite entre guillemets.

La duplication d’un article (envoi du même document – ou d’une version légèrement différente – à deux journaux différents), sauf autorisation dûment documentée des éditeurs, est contraire à l’intégrité scientifique. Dans tous les cas, le second article doit citer le premier.

La faculté dispose d’un accès à un logiciel de détection de plagiat et une procédure de détection des plagiats, notamment pour les thèses de médecine et autres mémoires validant des diplômes délivrés par Sorbonne Université, a été mise en place.

Tous les enseignants-chercheurs de Sorbonne Université Médecine ont accès à ce logiciel.

Les revues dites "prédatrices"

Bien qu’il n’y ait pas de définition consensuelle de ce qu’est une revue prédatrice (voir cet article), les critères suivants permettent le plus souvent d’identifier ce type de revue dont l’objectif est de valoriser leurs profits aux dépends des auteurs, de la science et de son intégrité (voir aussi ce lien de l’Interacademy Partnership):

Pour des raisons juridiques, il est imprudent de lister les revues « prédatrices » et Sorbonne Université Santé a choisi de lister des revues présumées non-prédatrices dans les domaines de la santé qu’il est recommandé de privilégier pour soumettre des manuscrits et citer des publications. Voir https://sante.sorbonne-universite.fr/recherche-0/liste-des-revues-non-predatrices.\ Il convient de refuser d’être examinateur d’articles soumis à une revue suspecte d’être prédatrice ou non « honorable ».\ En cas de doute sur l’éditeur ou la revue, il est recommandé de consulter son entourage et les sites de référence accessibles en ligne (https://thinkchecksubmit.org/, https://doaj.org/ et https://oaspa.org/).\  La faculté de Santé Sorbonne Université préconise le dépôt des prépublications, des manuscrits en libre accès et des manuscrits (pas les fichiers PDFs finaux)  acceptés pour publication dans les archives ouvertes gérées (https://hal.sorbonne-universite.fr/)  par notre bibliothèque universitaire, en conformité avec la Charte pour le libre accès aux publications adoptée par Sorbonne Université en 2019 qui liste de bonnes pratiques de publication.

L'autorat et l'ordre des auteurs des publications

Les résultats des recherches doivent être publiés de sorte à être diffusés de la manière la plus large et ouverte possible.\ Une liste prévisionnelle des signataires du ou des articles dérivés des recherches est établie a priori au moment de l’écriture des projets, notamment pour les positions clé des 3 premiers et 2 derniers auteurs. Cette liste est respectée si les engagements des individus qui la composent ont été respectés. Elle doit être modifiée dans le cas contraire.\ Les critères d’autorat proposés par l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) sont appropriés. Ils recommandent qu’un auteur réunisse 4 conditions :

Les autres critères d’autorat indiqués dans les recommandations de l’ICMJE, notamment l’auteur chargé de la correspondance et les auteurs de groupes multiples, sont pertinents.\ Les liens hiérarchiques et le fait d’être responsable d’une structure associée au travail ou d’avoir contribué au financement des travaux ne légitiment ni l’autorat systématique, ni la place d’un auteur dans la liste des signataires d’une publication.\ Bien que des méthodes pseudo-objectives aient été proposées (voir l’article 1 et l’article 2) pour déterminer l’ordre des auteurs selon leur contribution, il n’y a pas de recommandation consensuelle sur la façon de déterminer la place des auteurs.\  La première page d’un manuscrit peut lister des « collaborateurs » qui ne réunissent pas les 4 conditions pour être auteur. Ces collaborateurs apparaîtront sur PubMed (code MeSH [IR]).\ Les personnes nommément remerciées sur un manuscrit doivent donner leur accord.\ Les affiliations des auteurs sont celles qui existaient au moment de la réalisation du travail.\ Il est approprié de publier des résultats négatifs si ceux-ci sont perçus comme utiles.\ La rétractation d’un article ou de l’autorat individuel est une marque d’intégrité scientifique.\ Les conflits entre auteurs doivent tenter d’être réglés entre eux avant de faire appel au médiateur ou au référent à l’intégrité scientifique.\ Sorbonne Université Santé approuve les recommandations de l’Inserm en matière de signature des publications scientifiques.

Les pré-prints

Qu’est-ce qu’un preprint ? Un preprint (« prépublication » en français, encore appelé « manuscrit auteur » (author manuscript), « document conceptuel » (concept paper), « version préliminaire » ou encore « working paper ») est un manuscrit auteur auquel n’ont pas été apportées les corrections issues d’une relecture par les pairs.

A-t-on le droit de rendre public un preprint ? Si le preprint a vocation à être publié et que l’auteur cède une partie de ses droits à l’éditeur, ce dernier peut poser des conditions sur le partage des preprints. Pour connaître la politique de l’éditeur, consulter la base Sherpa/Romeo. Dans le cadre d’une publication en libre accès, avec une licence ouverte du type CC-BY, le preprint peut être rendu public sans problème.

Où partager un preprint ? Il peut être rendu public sur un serveur de preprints comme BioArXiv (pour trouver un serveur, voir le Directory of Open Access Preprint Repositories (DOAPR) ou Asapbio), HAL, les réseaux sociaux ou un site web personnel. Attention, les deux derniers canaux de diffusion ne permettent pas l’archivage pérenne de la production scientifique, contrairement à certains serveurs de preprints.

Pourquoi rendre public un preprint en le déposant dans un serveur ?

Certaines plateformes de publication permettent de déposer des preprints dans le cadre d’une relecture par les pairs ouverte (open peer review). Ex : F1000Research, Open Research Europe (ORE) pour les projets européens H2020 et Horizon Europe, Wellcome Open Research pour les projets du Wellcome Trust.

Focus sur Peer Community In (PCI), un service d’évaluation des preprints : des communautés de chercheurs offrent un service gratuit de relecture par les pairs après le dépôt du preprint dans un serveur. À l’issue de cette relecture, le manuscrit peut être soumis à une revue (PCI journal, PCI-friendly journals, autres revues…). Liste des PCI thématiques existants.

Pour aller plus loin : Guide pratique d’Ouvrir la Science et Guide pratique de CoopIST.

Une question, besoin de conseils ? Le département Publications & Open Access propose un accompagnement. Contact : publications@sorbonne-universite.fr

La gestion des données de recherche

Les bonnes pratiques de gestion des données de la recherche, si elles sont déjà inscrites dans les habitudes des laboratoires, sont devenues indispensables à formaliser depuis la parution du décret de décembre 2021 sur l’intégrité scientifique. Les établissements publics doivent désormais définir une politique de conservation, de communication et de réutilisation des résultats bruts des travaux scientifiques menés en leur sein. Le plan de gestion de données devient obligatoire, comme justificatif attestant de la mise en œuvre de cette politique.

Un plan de gestion des données est un document de synthèse qui aide à organiser et anticiper toutes les étapes du cycle de vie de la donnée. Il précise comment les données produites au cours d’un projet de recherche seront gérées, depuis leur création ou collecte jusqu’à leur ouverture, si elle est possible, et leur archivage. Le plan de gestion des données constitue un guide pour adopter des pratiques homogènes au sein d’une équipe et il documente le devenir des données produites.

Le plan de gestion de données constitue également un livrable à fournir dans le cadre des projets financés. Le plan de gestion des données du projet est à remettre au financeur à trois moments du projet : six mois après le démarrage du projet ; à mi-projet (sauf pour les ANR de moins de 30 mois pour cette deuxième étape) ; à la fin du projet.

Il existe plusieurs trames de plans de gestion des données en fonction des financeurs. Cependant, deux types principaux se dégagent, un modèle organisé en fonction de la chronologie du projet (quelles sont les pratiques de collecte, d’analyse, de partage et d’archivage) et un modèle organisé autour de l’acronyme FAIR (les données sont-elles Faciles à trouver, Accessibles, Interopérables, Réutilisables ?).

Comme le décret de décembre 2021 sur l’intégrité scientifique le rappelle, la bonne gestion des données de la recherche constitue un préalable indispensable à une science intègre et de confiance. Si les données d’un projet sont ouvertes, elles doivent être précisément documentées pour être reproductibles et réutilisables.

Le plan de gestion des données, livrable témoignant des bonnes pratiques adoptées par l’équipe, comporte un certain nombre de points sur l’éthique et l’intégrité des pratiques, sur la protection et la sécurité des données personnelles et des données de santé, thématiques auxquelles la bonne gestion des données est intrinsèquement liée.

Un accompagnement peut être réalisé en faisant appel à la cellule Données de la recherche et Humanités numériques de la BSU data-bsu@sorbonne-universite.fr (plan de gestion de données), à la déléguée à la protection des données (données personnelles) ou encore au comité d’éthique de la recherche.

La science ouverte et le partage de données

La communication scientifique au public

Lorsqu’un enseignant-chercheur ou un chercheur est sollicité pour intervenir auprès du public en tant qu’expert, il convient AVANT d’intervenir de :

Lorsqu’un enseignant-chercheur ou un chercheur est sollicité pour intervenir auprès du public en tant qu’expert, il convient PENDANT l’intervention de :

Lorsqu’un enseignant-chercheur ou un chercheur est sollicité pour intervenir auprès du public en tant qu’expert, il convient APRÈS l’intervention d’exercer, si nécessaire, son droit de réponse.\ Cibler son discours, aller à l’essentiel, être clair et précis en utilisant des termes non-techniques qui peuvent être compris par tous.\ La communication sur les réseaux sociaux impose de :